4 NOVEMBRE 2021

Doit-on être perché pour être zen ?

Do In

Quand j’ai commencé à m’intéresser de manière plus approfondie aux médecines dites alternatives – et en particulier à la médecine traditionnelle chinoise et au shiatsu – une des premières choses qui m’a frappé c’est la différence entre la vision que l’on peut avoir de ces pratiques et la réalité.

La vision, est celle d’un monde idéal, où tu trouves les réponses à tes questions, un chemin à suivre, un protocole à appliquer ou une recette « presque » miracle du bonheur.

ETRE ZEN !!

RAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH !!!!

Perché sur un petit rocher, à contempler le ciel tel un voyageur contemplant une mer de nuages.

 

Et puis la réalité, c’est que tu navigues dans un océan de théories, que tu t’y perds.

Tu peux suivre des modèles sans jamais arriver à être vraiment heureux, zen et épanoui.

 

Alors comment départager l’idéal de la réalité ?

 

Ce que tu dois comprendre c’est que chacun de nous a sa personnalité.

Donc, quand tu suis un maître, un enseignant, ou un prof de méditation, de yoga, ou autre, tu suis son enseignement, sa vision, sa pratique, sa personnalité.

Et parfois, tu n’arrives pas à être comme lui ou elle, tout simplement parce que tu es toi, que tu as ta personnalité et que tu es attiré par ce mode de vie, mais que tu n’arrives pas à faire comme lui ou comme elle…

Je vais te donner un exemple.

J’ai lu et pratiqué de nombreuses vision de la diététique, et en particulier, de la vision orientale.

Parfois, j’avais l’impression que pour pouvoir appliquer tous les conseils donnés, je ne devais pas seulement changer ma mentalité, ma façon de voir le monde, mais modifier ma personnalité.

Je suis pourtant une personne profonde, qui cultive sa sagesse intérieure. Mais j’aime alterner les moments de calme et les moments d’excitation. Les conversations profondes et les rigolades.

Quand on suit certains enseignants de yoga ou de méditation, on a l’impression de rentrer dans un monde fait d’ascètes où l’excès et le plaisir sont bannis.

Eh bien je vais te révéler quelque chose : ce monde-là n’est pas le reflet de la « zenitude. »

Pour être pleinement dans le monde, il faut savoir accepter et vivre la dualité de ce monde : les joies, les peines, la lumière et l’obscurité, la vie et la mort.

Et la pire chose à faire est de plaquer, de copier, un modèle sans se l’approprier.

Arriver à l’équilibre ne veut pas dire ne plus rien ressentir, ne plus souffrir, ne plus penser ; cela veut dire arriver à vivre avec nos ressentis, nos souffrances et nos pensées, sans que cela ne nous détruise.

C’est arriver à faire cohabiter le rationnel et l’irrationnel. Et ne pas rester bloqués, figés, sur une situation.

C’est sentir la vie couler dans nos veines, quoi qu’il arrive.

C’est être présent au monde.

 

Donc au final, doit-on être perché pour être zen ?

Non !!! Absolument pas.

On doit tout simplement être soi-même.

Certains se retrouveront dans la constance, la discipline, la rigueur ; d’autres auront besoin de calme, d’intériorisation ; d’autres encore auront besoin d’exprimer leurs émotions, de les faire sortir, de les extérioriser ; et souvent certains feront un mix de tous ces états.

C’est pourquoi oui, on peut être sincèrement zen en mangeant 3 radis, et en priant toute la journée tout comme oui on peut être zen en chantant, dansant et festoyant.

Alors je t’encourage à rester toi-même, à pratiquer tout en étant en accord avec ta personnalité et tes valeurs et à approfondir ta pratique au fil du temps sans vouloir copier/coller une théorie ou une personnalité.

Je suis curieuse de savoir si cet article te parle. T’es déjà senti en difficulté ou pas à ta place dans ta quête du bien-être ?


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